Jeanne-Marie Bertaux

Peintre – Galerie


Atelier – Expo : 41 rue de la Lande, 56470 Quiberon (cliquez sur l’adresse pour situer sur la carte)

Horaires d’ouverture : le vendredi de 14h à 18h ou sur RDV.

: 09 79 95 53 72 – jeanne.bertaux@dartybox.com

http://fresque.bertaux.jm.free.fr/index.htm

Mes œuvres présentées ici témoignent de leur diversité tant par leurs sujets que par leurs harmonies, leurs matières et leurs subjectiles. En ce qui me concerne, l’art pictural se décline sous toutes ses formes allant du dessin à la gravure, de la peinture à tempera, à l’huile ou à fresque. C’est à cet art exigeant et pérenne qui est conforme à la modernité que je dois mes principales réalisations. Je rappelle ici que fresque signifie frais : peinture dans le mortier FRAIS. Ainsi la fresque est partie intégrale de l’architecture. Ne pas la confondre avec la peinture murale ; son support est aussi le mur, mais elle en est indépendante et fixée par un adhésif, ce qui la rend vulnérable. Elle n’a pas cette force plastique rendue par la fresque.
Tout ce que je viens d’énumérer ici représente un long et assidu travail imposé par votre nature, votre besoin d’extérioriser votre sensibilité à ce qui vous entoure et qui vous transporte.

A trois ans, je commençais une longue vie de dessin qui n’est pas encore finie !
Entrée à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts (ENSBA) de Paris à 17 ans, en 1941 j’ai été très vite admise candidate des concours supérieurs dont je suis primée.
Mon premier maître fut Paul Lemagny pour le dessin et la gravure ; puis, je m’inscrivis dans l’atelier de Louis Roger pour la peinture. Je lui dois d’avoir décelé ma nature instinctive de fresquiste par ma conception de traduire les volumes à deux dimensions. Ainsi, en 1942, j’étais admise dans l’atelier de fresque dirigé par ce grand maître que fut Pierre Ducos de la Haille.
Jean Souverbie succéda à Louis Roger en 1945. N’y ayant pas trouvé ce que je cherchais, je m’inscrivais dans l’atelier de peinture dirigé par Nicolas Untersteller dont les exigences du dessin et de la composition me satisfaisaient ainsi que sa conception actuelle de l’art. Il était directeur de l’école.
Plus tard, les besoins matériels de la vie m’ont contrainte à faire rentrer des émoluments.
Refusant de sacrifier tout mon acquis à l’exploitation d’une formule, qui de nos jours est le seul moyen pour exposer dans une galerie ! J’ai, après de nombreux travaux de copies de fresques et dessins d’architecture pour le Musée des Monuments Français, au Palais de Chaillot, à Paris, été reçue dans le grand atelier de restauration des peintures du musée du Louvre. J’y ai passé 25 ans. Ayant un atelier à Forcalquier, dans les Alpes de Hautes Provence, j’ai exécuté de nombreuses restaurations pour la Direction des Monuments Historiques dans les chapelles, églises et cathédrales ainsi que dans les musées de Provence (Marseille, etc.) et de Lyon où pendant trois ans dans l’escalier d’honneur de la préfecture, j’ai restauré les 500 m² de peintures murales de Thomas Blanchet XVIIème s. tout en maintenant ma carrière personnelle et exécutant mes fresques pour le 1% d’état, la Caisse des Dépôts, les municipalités et le privé. J’ai exposé mes autres œuvres, peintures et tapisseries ou mes fresques sur pierres indépendantes dans des organismes d’état en France et à l’étranger.

Il m’a été très pénible de passer tant d’heures de ma vie à restaurer, sauf lorsque je soignais les chefs d’œuvre des grands maîtres, surtout leurs fresques ; ainsi pour n’en nommer que quelque uns, dans le Louvre, les 350 m² de plafonds et murs des fresques de Romanelli XVII ème s. (commandées par Mazarin) qui ornent les appartements de Marie de Médicis dans le Palais du Louvre. J’ai également travaillé sur des fresques assyriennes, antiques romaines, et les deux fresques de Boticelli transposées de la villa Lemmi près de Florence, qui se trouvent au Louvre à la droite de la Victoire de Samothrace, salle Fontaine. J’ai été particulièrement heureuse de passer des mois avec lui dans son atelier… c’est l’impression que j’ai eue. Isolée des visiteurs derrière de hauts volets, j’ai pu en toute quiétude, étudier leur composition révélant le canevas de la divine proportion. Ces deux fresques font partie d’un ensemble qui décorait une chambre. Là, leurs thèmes sont différents. L’un est une allégorie païenne, l’autre est dans l’histoire de son temps.
« Vénus et les Grâces offrant des présents à une jeune fille. »
« Les Arts Libéraux ou un membre de la famille Tornabuoni, ou « Jean Pic de la Mérandole devant les sciences du trivium et du quatrivium. »
Ici je ne puis évoquer les détails de la technique de ces fresques.